Résultats 2017 du groupe EPC

Un résultat net de 9,8 M€ en 2017 avec une activité en hausse de 7,2% qui confirment la bonne santé financière du groupe.

Paris, le 28 mars 2018,

L’activité (incluant les co-entreprises) a poursuivi sa hausse en 2017 avec une croissance de +7,2% (à taux de change et périmètre constant) et 6,5% en termes réels. L’activité progresse à la fois sur la zone Europe Amérique (grâce à l’activité démolition) et sur la
zone Afrique Moyen Orient.

Le retour à la rentabilité du groupe EPC se confirme avec un résultat net à 9,8 M€, légèrement en retrait par rapport à 2016 (10,4M€). L’amélioration de la rentabilité du périmètre historique permet de compenser l’intégration des résultats d’EPC Canada liés à la première phase prévue de restructuration.

La génération de trésorerie opérationnelle a atteint un niveau record à 21,6 M€ grâce notamment à une bonne maitrise du BFR. Cela a permis de financer un programme d’investissement ambitieux orienté vers la modernisation des outils de production du groupe tant en Afrique (Maroc et Guinée), qu’en Europe (Italie et Royaume-Uni), et en Amérique (Canada).

Le groupe EPC entend poursuivre son développement géographique (Afrique, Amérique du Sud) en capitalisant sur son positionnement différenciant dans les services à haute valeur ajoutée.

1. Activité du groupe EPC

L’activité 2017

Dans le secteur des explosifs, après une année 2016 marquée par de nombreux succès commerciaux, l’année 2017 a été une année de consolidation.

Le secteur des carrières et des travaux publics qui restent le cœur de métier du groupe a été bien orienté cette année. Les contrats qui arrivaient en renouvellement ont été remportés avec généralement des gains de parts de marché à la clef, tant en Europe, qu’en Afrique et au Moyen-Orient. Le groupe a également continué son effort commercial au grand export qui s’est traduit par la prise du contrat de rénovation du barrage de Kariba en Zambie.

Les marchés miniers importants remportés en Nouvelle-Calédonie, en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Suède et en Arabie Saoudite en 2015 et 2016 sont entrés en phase de réalisation active. Le groupe a mis tout en oeuvre pour concrétiser la promesse d’un service de haut niveau auprès de ces nouveaux clients. La promesse a été très largement tenue grâce aux efforts de toutes les équipes mobilisées dans les différentes filiales du groupe. De nouveaux développements sont attendus dans ce secteur à fort potentiel.

2017 a aussi été l’année d’intégration d’EPC Canada dans le groupe. Une restructuration importante a été engagée pour mettre cette entité aux standards groupe tant en termes de qualité que de productivité. Le management a été largement renouvelé permettant de promouvoir de nouvelles personnes en interne et en provenance du groupe. Il se confirme qu’EPC Canada dispose d’une offre unique et attendue par le marché. La réaction de la concurrence est à la hauteur de la menace perçue par les acteurs en place. Avec les progrès rencontrés dans sa JV au Pérou, EPC est aujourd’hui un acteur américain à part entière du secteur des explosifs.

Le contrat de technologie signé avec le Vietnam en 2016 est un succès. En 2017 les phases d’engineering, de fourniture d’équipement et de supervision de construction se sont déroulée dans les délais, à la satisfaction du client et dans les conditions financières attendues.

Le Groupe a connu un exercice 2017 particulièrement dynamique dans la démolition, le chiffre d’affaire atteignant des niveaux record dans les différents métiers du groupe (déconstruction, désamiantage, gestion des déchets). 2015 et 2016 ont été difficiles dans ce secteur conduisant de nombreux acteurs de taille moyenne à de graves difficultés financières. Le groupe EPC a, pour sa part, su négocier cette période compliquée avec prudence, en menant à bien les restructurations nécessaires et sans prendre d’affaire à perte. Il s’est donc trouvé idéalement placé pour profiter du retournement constaté sur le marché depuis la mi 2017.

Les performances

Dans ce contexte le groupe EPC a confirmé en 2017 sa bonne santé financière retrouvée.

Le chiffre d’affaires est en hausse de 6,2% malgré un impact négatif du change sur la Livre sterling de 4,8M€.

Le résultat opérationnel courant se stabilise à 18,7 M€ contre 19,7 M€ en 2016 malgré un impact négatif d’EPC Canada (ex Nordex) de 2,5M€.

Le résultat net se stabilise également à 9,8 M€ contre 10,4 M€ en 2016 et 5,7 M€ en 2015.

La renégociation de la dette bancaire en mars 2017 avec la signature d’un refinancement en crédit amortissable de 16 M€ sur 5 ans et la mise en place d’un RCF de 25M€ également sur 5 ans permettent au groupe d’envisager avec confiance ses futurs développements avec des partenaires banquiers à ses côtés pour l’accompagner

2. Chiffre d’affaires et résultats

Pour mémoire, et conformément aux normes comptables IFRS 10 et 11 appliquées pour la première fois chez EPC en 2014, les entreprises associées Arex, Kemek, Kemek US, Modern Chemical Services, Nitrokemine Guinée et Société de Minage en Guinée sont consolidées par mise en équivalence.

Le chiffre d’affaires du Groupe, à fin 2017, s’élève à 329 M€ en hausse de 6,2% par rapport aux 310 M€ de l’exercice 2016. A taux de change et périmètre constant, on constate une hausse de 6,7%.

Le résultat opérationnel courant avant mises en équivalence s’établit à 13,1 M€, soit 4% du chiffre d’affaires légèrement en retrait par rapport à 2016 (14,5 M€ et 4.7% du Chiffres d’affaires).

La quote-part du résultat des entreprises mise en équivalence qui concerne nos activités en co-entreprises progresse. La contribution qui était de 5,2 M€ en 2016 s’établit à 5,6 M€ en 2017.

Le résultat opérationnel courant incluant la part des mises en équivalence s’établit à 18.7 M€ contre 19,7 M€ en 2016 soit une baisse de + 5%. Il reste en progression de plus de 50% par rapport au ROC 2015 (12,4 M€).

Après prise en compte des éléments non récurrents 2017 (frais de restructuration et litige) (1,2 M€)), le résultat opérationnel s’élève à 17,4 M€ contre 18,9 M€ en 2016.

Le coût de l’endettement financier s’établit à -2,6 M€ contre -2,7 M€.

Les autres produits et charges financiers s’améliorent, passant de -2,6 M€ en 2016 à -2,4 M€ en 2017 grâce à l’amélioration du résultat de change et à la stabilité des taux d’actualisation sur les provisions environnementales.

Enfin, l’impôt (y compris la CVAE) baisse à 2,6 M€ contre 3,3M€ du fait de l’amélioration du résultat fiscal sur le périmètre France qui dispose d’un important déficit reportable.

Le résultat net consolidé 2017 se stabilise à 9,8M€, à comparer à un résultat de +10,4M€ en 2016 et de +5.8 M€ en 2015.

3. Situation Financière

3.1 Flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles

Le flux de trésorerie lié aux activités opérationnelles progresse fortement en 2017 à 21,6 M€ contre 14,9 M€ en 2016.

La Marge Brute d’Autofinancement baisse légèrement sous l’effet de la baisse du résultat net et de la baisse des dotations aux amortissement et provisions. Elle s’établit à 18,5 M€.

Le BFR s’affiche en baisse cette année malgré l’augmentation du chiffre d’affaires. Cette bonne performance traduit les efforts de gestion menés par les entités opérationnelles, par un mois de décembre plus faible qu’en 2016, et par une contribution plus forte de l’activité Démolition, moins consommatrice de BFR.

3.2 Flux de trésorerie liés aux activités d’investissement

Les variations de périmètre comprennent essentiellement l’acquisition des Titres MINEEX.

Les acquisitions d’immobilisations sont orientées à la hausse cette année avec plusieurs projets importants en complément des investissements de renouvellement. Si l’on rajoute les investissements réalisés en crédit-bail, les investissements 2016 se sont élevés à 17,7 M€ contre 11,1 M€ en 2016.

Les principaux projets financés en 2017 sont :

  • Le renouvellement des équipements pour le contrat CBG
  • L’acquisition du terrain et les premiers travaux sur la nouvelle usine au Maroc.
  • La construction d’une nouvelle ligne de Booster en Italie.

Les variations des prêts et avances consenties correspondent essentiellement à un dépôt de garantie constitué auprès de la banque dans le cadre de l’acquisition du terrain au Maroc.

3.3 Flux de trésorerie liés aux activités de financement

Le groupe a procédé au refinancement de sa dette senior en 2017 à hauteur de 16 M€. Le crédit vendeur contracté auprès de Davey-Bickford d’un montant résiduel de 6 571 K€ a été intégralement refinancé par de la dette bancaire à cette occasion. (Il faut noter que jusqu’en 2016, ce crédit vendeur figurait au bilan en fournisseur d’immobilisation).

3.4 Variation de trésorerie

Les excédents de trésorerie structurelle en Suède et en Belgique ont été rapatriés en France au sein de la centralisation de trésorerie, permettant ainsi d’optimiser la position d’endettement court terme.

3.5 Financement

Le refinancement de 16 M€ a permis d’allonger la maturité de l’endettement du groupe.
L’endettement progresse de 7,2 M€. 6,5 M€ correspondent au refinancement du crédit vendeur Davey Bickford.

Le solde soit 0,7 M€ a servi à financer les investissements exceptionnels non financés par l’exploitation.

4. Perspectives 2018

Le groupe a su démontrer ces dernières années sa capacité à améliorer la rentabilité la zone Europe-Amérique à travers la mise en oeuvre d’offre de service toujours plus intégrées sur ces marchés matures. La stratégie du groupe consiste à garder une longueur d’avance sur ses concurrents en alliant proximité géographique et excellence technique. Le Canada, l’Italie et l’Espagne, marchés aujourd’hui très concurrentiels sur les prix, feront l’objet d’une politique de développement active des services afin de restaurer leur rentabilité tout en apportant des services nouveaux aux clients.

La capacité d’EPC Démolition à gérer des contrats d’envergure est aujourd’hui démontrée. Le groupe va concentrer son attention sur ces opportunités qui permettent d’avoir une meilleure visibilité sur l’activité et de dégager une meilleure rentabilité. La proximité avec les préoccupations des grands donneurs d’ordre reste la priorité.

La zone Afrique Moyen Orient a plusieurs défis à relever en 2018. La création de la nouvelle usine au Maroc est maintenant en cours. Le groupe étudie actuellement de nouvelles implantations en Afrique.

Le groupe va devoir revoir sa politique dans le secteur des additifs diesels qui est entré dans une zone d’incertitude depuis mi-2017. Le schéma de distribution qui passait par un revendeur exclusif a été remis en cause par ce dernier pour réagir à la baisse de ses besoins. EPC a mené à bien une restructuration de son site de production en Angleterre. Une reprise de contact avec le marché final est en cours qui pourrait réserver des opportunités intéressantes et jusqu’alors inaccessibles.

La réaction des concurrents canadiens à l’acquisition de Nordex aujourd’hui EPC Canada) par EPC a été particulièrement vive. Cette réaction avait été anticipée. Elle valide définitivement l’entrée d’EPC dans la cour des grands noms mondiaux de l’explosif civil notamment en ce qui concerne la crédibilité sur le marché minier global et l’excellence des technologies mises en oeuvre.

Les équipes d’EPC auront à cœur de relever les défis qui s’annoncent pour transformer ces opportunités en croissance rentable.

Les comptes ont été arrêtés par le conseil d’administration du 28 mars 2018.
Les procédures d’audit sont terminées.